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40 Armées Indispensables : de Qadesh à La Marne
T 1 : Armées Antiques et Médiévales
T1.1 : L'Europe
T1.2 : L'Asie
T1.3 : Le Reste
T 2 : Armées 1500-1700
T 3 : Armées 1700-1790
T 4 : Armées 1790-1850
T 5 : Armées 1850-1925
T 6 : Armées Imaginaires
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Tous droits résérvés © Vincent Hérelle + Philippe Bondurand, 2020

CLASH ! L'autre Jeu d'Histoire
- Les Armées Africaines du XIXe Siècle -

Liste CAF 02 Maghreb 1750-1850

V2 – Les Princes du Maghreb
Les régences ottomanes ne gouvernaient quasiment que la mince bande côtière, surtout le Pacha de Tripoli et celui de Tunis. En fait, ce sont surtout des villes fortifiées dont les alentours sont disputés avec des tribus souvent officiellement soumises. Dans la régence d'Alger, c'est un peu plus compliqué du fait de l'existence des Beys d'Oran et Constantine. Cependant, l'intérieur des terres est sous le joug de tribus plus ou moins puissantes, avec une distinction entre les tribus dites maghzen ou makhzen et les tribus dites raïas. Les tribus maghzen sont comparables aux foederati du Bas-Empire romain, voire des féodaux du haut moyen âge. Elles se voyaient concéder par un souverain la suzeraineté sur une partie du domaine (en particulier sur les revenus) en échange du service militaire, à savoir défendre le pays contre les voisins et fournir des troupes si le suzerain menait la guerre. La principale différence avec le système européen est que le domaine concédé n’était pas du territoire, qui ne comptait pas pour ces peuples nomades, mais des gens et des troupeaux.

Ainsi, le suzerain offrait à la tribu maghzen la suzeraineté sur une ou plusieurs tribus raïas, parfois agriculteurs, le plus souvent éleveurs, sédentaires ou semi-nomades. La tribu maghzen, outre le service militaire, devait lever l’impôt pour le suzerain, qui en récupérait une part plus ou moins grande. Avec le temps étaient venues les surenchères pour détacher une tribu maghzen de son suzerain, parfois en pleine bataille, et les scissions de tribus. Les grandes tribus du 12ème siècle qui faisaient et défaisaient les rois n’étaient plus au dix-huitième que des bandes analogues aux Grandes Compagnies.

La perception de l'impôt se faisait sans rôle et n'était constatée, quand elle l'était, que par un simple enregistrement. Les collecteurs de taxes, caïds et cheikhs, se payaient sur le produit de l'impôt. Les redevances étaient inégales, vexatoires, arbitraires  ; les populations payaient des impôts d'autant plus élevés qu'elles étaient plus pauvres, parce qu'elles offraient moins de résistance. Le Maghreb était ainsi divisé en makhzen et raïas ou, comme on disait d'une manière expressive, en mangeurs et mangés. A part les tribus maghzen et raïas, on trouvait les Zmoul (pluriel de Zmala, Smala), des tribus artificielles auxquelles le gouvernement d'Alger concédait des terres, à charge pour elles de protéger les soldats et les voyageurs, d'assurer la sécurité dans un cercle assez étendu autour de leur territoire, de garder certains passages. D'autres tribus du même genre étaient appelées Douaïr ou Deïras.

Les tribus étaient autant de petits États, de forces très diverses et de constitutions très disparates. La famille obéit à son chef naturel, l'ancêtre, le cheikh. Un assemblage de familles parentes entre elles formait le clan, la karouba des Kabyles. Au-dessus du clan venait le village (thaddert) chez les sédentaires, le douar chez les nomades. L'assemblée des cheikhs, des chefs de famille constituait la djemaa, qui régissait la petite communauté. La tribu était donc un ensemble de villages ou de douars. Les chefs militaires étaient appelés djouad ou douaouda, les chefs religieux étaient les marabouts et les cheurfas. La noblesse militaire dominait surtout dans le beylik de Constantine, où certaines familles exerçaient un véritable pouvoir souverain.

Il est inutile d'essayer de faire des armées pour la plupart des tribus, beaucoup trop petites pour cela. Cependant, il y avait des tribus ou des agrégats de tribus sous le commandement d'un chef militaire ou religieux qui ont pu lever des milliers voire des dizaines de milliers de combattants. Parmi eux on peut citer les Beni-Abbès qui se révoltèrent contre le dey Hussein, les montagnards de la Kabylie, de l'Aurès ou du Dahra, les Ouled-Moktar dont le cheikh dominait le bey ottoman du Titteri, le Cheikh-el-Arab de la région de Biskra, le cheikh des Hanencha et beaucoup d'autres grands seigneurs, et bien sûr, après la conquête française, l'Emir (auto-nommé) Abd-el-Kader et aussi son opposant, l'agha Mustapha Ben Ismaël, chef des Douairs et Zmela, et son neveu Ismaël Ould el Kadi.

La tactique de base des troupes ottomanes était le tir pour affaiblir l'ennemi suivi soit d'un repli pour le harceler soit d'une charge à fond, sans soutien ni réserves, pour enfoncer l'ennemi affaibli ou désorganisé. Cette tactique ne pouvait plus avoir le même effet sur des troupes organisées et habituées à manœuvrer sous le feu. De plus, les meilleures troupes rejetaient les armes longues comme la pique et la baïonnette au profit des armes de contact comme le sabre. De ce fait, les troupes ottomanes sont défavorisées par rapport aux troupes, cavalerie comme infanterie, qui attaquent en ordre serré. Seules les troupes des Balkans, habituées au contact avec les occidentaux, en sont dispensées. En revanche, elles ont beaucoup d'allant à l'attaque.

– Description des troupes
Infanterie
Les fantassins des tribus
Ce sont les guerriers des tribus qui combattent à pied ou montés, montés sur chameaux aux alentours du Sahara.
Les tireurs
Le tir était un point essentiel de la façon de combattre de ces troupes mais certains étaient particulièrement entraînés.
Les gardes des caravanes
Ces troupes, essentiellement de l'infanterie montée, souvent sur chameaux, sont entraînés à combattre pour protéger les caravanes des bandits.
Les pillards
Ce sont les membres non entraînés des tribus qui accompagnent les armées pour profiter des dépouilles.
Les garnisons urbaines
Ce sont généralement des milices d’infanterie peu efficaces qui défendent les villes.
La levée en masse
C'était toute la population d'une tribu ou d'une ville en autodéfense.
Cavalerie
La cavalerie tribale
La base des armées des chefs tribaux était les cavaliers, cavalerie légère souvent très efficace mais très indisciplinée.
Les «  réguliers rouges  »
Cette cavalerie légère a été organisée par Abd El Kader sous l'inspiration des troupes européennes.
Artillerie
Les pièces d’artillerie étaient rares et proches du type ottoman «  Balyemez  » (pièces traditionnelles lourdes à tir lent – sans doute 8 livres ou équivalent).

Caractéristiques en CLASH ! L'autre Jeu d'Histoire

Les minima sont donnés pour des armées d'environ 1000 points, permettant de longues parties d'une soirée entière. Pour des parties plus courtes, n'hésitez pas à les diviser.

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